#2 Saison 1 – Stage à Bâton-Rouge

Dix-neuf juillet 2021. Voici venue la première étape de notre aventure d’enseignants expatriés. Le stage à Bâton Rouge (au Hilton svp) a pour but de nous familiariser avec le système américain, de nous aider dans nos démarches et peut-être avant tout cela encore, de nous rencontrer les uns les autres. Je dois dire que cette semaine de briefing a été particulièrement bien orchestrée.


L’arrivée et le stage en lui-même
Le stage oscillait entre deux dynamiques : une partie sérieuse avec un tas d’infos pratiques (les démarches, les différentes paperasses, des conférences sur la vie d’enseignant et plus largement sur la vie en Amérique) et une partie plus légère (avec des ice breaker c’est à dire des jeux pour briser la glace entre nous, des chasses au trésor dans la ville avec des points d’intérêts auxquels se rendre ou encore des distributions de cartes postales pour écrire à nos proches). L’arrivée elle même s’est faite en fanfare. Imaginez un instant : tous les enseignants recrutés faisant leur entrée dans la salle de conférence sous une haie d’honneur avec musique en fond, applaudissements et colliers de perles typiquement louisianais jetés à travers la salle en direction de qui saura les attraper.

La suite du stage a été une succession de conférences et de rencontres notamment du Lieutenant Gouverneur de la Louisiane Billy Nungesser, de repas (épicés), de rires, de courses dans les couloirs et d’allers retours au 8ème étage pour sortir Tomy. C’était d’ailleurs très drôle de constater qu’une immense majorité des personnes connaissaient Tomy avant de connaitre mon prénom.

« Ooh mais c’est Tomy? »


Les rencontres et l’ambiance
La première chose que l’on constate lorsque l’on arrive dans la famille du CODOFIL est qu’il y a tout type de profils : des trentenaires, des célibataires, des familles avec enfants, des personnes en couple qui ont dû se marier pour se suivre, des personnes en couple qui ne se sont pas suivies et qui vont passer l’année loin l’une de l’autre, je me rappelle même de deux femmes veuves enthousiastes à souhait, à l’idée de replonger dans un projet positif. Et quel que soit le profil, la cohésion entre nous était de mise. Tout d’abord car tout le monde était dans cette dynamique d’échange, et ensuite car le CODOFIL y a veillé (plans de table différents chaque jour selon les classes, selon les paroisses, selon les langues parlées etc). Le dernier jour, ou plutôt le dernier soir fut autant attendu que redouté. Il nous a été demandé de nous répartir par région et de créer un numéro (danse chant sketch) à présenter le soir! Bien évidemment, en bonne sudiste que je suis, un paquito interactif fut présenté. (Pour les Nordistes ou les incultes, merci de cliquer ici).


Il est drôle de se dire que nous sommes tous là car nous avons tous fait les mêmes choix au même moment. Un bon point de départ pour lier de nouvelles amitiés… Et rencontrer son colocataire j’ai nommé : Lyle, 23ans, jeune enseignant ! D’un naturel très extraverti, j’ai rarement rencontré personne plus serviable et comme on dit, ça a « tout de suite accroché« ! Une merveilleuse colocation se profile avec ce mètre 90 de bonne humeur que j’aime à surnommer « mon armoire. »
Cependant les relations entre codofiliens ne s’arrêtent pas à la frontière des Etats-Unis et notre joyeuse bande s’est agrandie avec Charles, le canadien du groupe. Grâce à lui nous agrémentons notre vocabulaire d’expressions plus drôles les unes que les autres.

On ne dit pas « un torchon » on dit…. « une débarbouillette »
On ne dit pas « il a eu peur » on dit… « il a capoté sa vie »
On ne dit pas « holala » on dit… « calice! »
On ne dit pas « je vais bouger ma voiture » on dit… « je vais bouger mon char »

Enfin, notre fine équipe a accueilli son dernier membre, j’ai nommé : la fatigue. Parce que oui, sortir jusqu’à quatre heures du matin (Georges Place, Happy Irish pub) et être debout à sept heures, au bout d’un moment ça se paie. Je réentends Julie me réveiller en me disant « Bonjour, c’est la mort! » et moi de lui répondre « justement, je veux mourir ».

Visite de Bâton-Rouge
Et parce que nous sommes majeurs et …. majeurs (n’allons pas créer de polémique), nous en avons profité pour sortir visiter Bâton-Rouge ! Au programme, visite du Capitole (le bâtiment pointu), Visite de l’Old State Capitol (le bâtiment blanc), photos contre les murs peints de la ville, redécouverte de l’USS KIDD et balade sur le Mississipi (pour le plus grand bonheur de Tomy qu’il a fallu doucher, avant de retourner en conférence. Merci la vase. Bien évidemment, j’ai douché la pièce entière et il a fallu que je me lave moi-même en trois minutes, le temps pressant.)



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