Une des choses les plus folles dans l’expatriation est la force des amitiés que vous allez tisser avec des personnes qui ont fait les mêmes choix que vous pour en arriver là! Suite à l’épisode Ouragan-Ida, Julie ne peut évidemment pas retourner à la Nouvelle-Orléans. Elle est avec nous depuis bientôt trois semaines et je dois dire que cette nouvelle colocation à trois a tout pour me réjouir ! Nous avons trouvé notre petit rythme, ponctué de séances de sport, de courses placées sous le signe du fun et de soirées entre amis. Il est tellement bon de voir petit à petit son réseau social s’étendre grâce aux amis des amis, et c’est d’autant plus riche que bien des nationalités sont désormais présentes (Amérique, Canada, France, Tunisie etc.) et il faut préciser que nous ne sommes absolument pas tous enseignants. Je vous laisse imaginer nos cerveaux switchant d’une langue à l’autre! Il devient normal pour nous de commencer une phrase en français avant de la terminer en anglais. Notre groupe me fait penser à une petite meute de renards souvent fourrés ensemble, et surtout toujours partants pour partager un repas ou faire la fête. Ou les deux.
J’adore cette ambiance, j’adore l’idée de faire une raclette en plein mois de juillet avec du porc car le jambon est introuvable et du Port-Salut coupé en fines tranches car ici le fromage à raclette n’existe pas. J’adore par dessus-tout le fait que les âges n’importent absolument pas et que tout le monde de 21 à plus de trente ans s’entende aussi bien. Le soir de la raclette d’ailleurs, nous avons eu (grâce à un merveilleux seau d’alcool) l’idée de faire… un cache-cache dans le noir. Oui. A 20 et 30 ans. Hé bien vous savez quoi? Cette soirée fait définitivement partie des plus drôles. Bon, sauf lorsque j’ai eu l’idée de me cacher dans le sèche-linge et que bien évidemment, gravité aidant, je n’ai fait que me balancer d’avant en arrière. Foutu tambour. (Pour ceux qui savent combien je mesure, cela vous donne une idée de la taille de l’électro-ménager ici). Mention spéciale à Julie qui s’est simplement mise en boule sur la table (Oui, le principe du noir c’est qu’on ne voit rien alors tout endroit devient potentiellement une cachette).
La colocation peut être chose difficile mais j’avoue volontiers que la nôtre se passe à merveille et je me sens chanceuse pour ça. Nous réussissons aussi bien à dégager du temps festif tout ensemble que du temps en comité plus restreint, profitant du calme pour dessiner, écrire des lettres, simplement discuter tous les trois ensemble (Julie, Lyle et moi), ou tout aussi bien travailler. Chacun a une petite attention pour les autres, c’est idiot mais ça contribue au plaisir d’être ensemble : se faire des smoothies, se préparer le petit déjeuner etc.










Quelques jours plus tard, à la suite de notre semaine de travail (nos écoles avaient rouvert à la différence, de toute évidence, de celle de Julie), nous avons décidé de passer le weekend à Lafayette ! Tous les quatre (ne me dites-pas que vous aviez oublié Tomy!) sommes donc partis en direction de Lafayette ! Et cette fois-encore ce fut riche en émotions! A l’arrivée, Maggie (la meilleure amie de Lyle) ainsi que son petit-ami Bobby (les deux en jaune sur les photos ci-dessus) nous ont accueilli dans leur jolie maison. La première soirée fut donc placée sous le signe de l’eau l’alcool et je dois dire que l’ambiance était au top. (Une pensée émue au jeu dans lequel il fallait rajouter une règle. Mention spéciale à la règle : vous ne pouvez parler que si vous avez le doigt sur votre nez < règle devenue « vous ne pouvez parler que si vous avez votre main sur le front du voisin »)
Le lendemain, nous voulions manger dans un restaurant très typique et franchement hyper sympa, alors Maggie (qui de son côté avait prévu un pique-nique) m’a proposé de prendre Tomy avec elle. En revenant du Bon Temps Grill le ventre rempli de gumbo et autres spécialités louisianaises, nous nous sommes retrouvés dans le parc et là, ô surprise ! En revenant chercher mon chien, un inconnu américain s’avance et me demande si je suis la propriétaire car il est photographe et l’a pris en photo quelques instants plus tôt. Et là, après avoir dit oui évidemment, il me propose de prendre la pose avec Tomy Comment vous dire qu’avoir reçu les photos par mail le soir-même m’a littéralement scotchée car, in addition comme on dit ici, les photos sont vraiment réussies !











La suite de notre weekend nous a amené dans le Bougie Bar de notre ami Brett. C’est un chouette concept que je n’avais jamais testé avant dans le sens où vous allez dans ce bar pour créer votre propre bougie ! A votre disposition, mille senteurs (et du café histoire de faire « reset » sur la mémoire de votre narine et recommencer à sentir correctement) parmi lesquelles il faudra choisir pour créer la vôtre. Sinon pour les balances (coucou Maman, Sophie et tous les autres de la famille qui ont décidé de naître en octobre), il y a des modèles tout prêts !







Enfin, nous avons fait un saut au musée de la science histoire de comprendre plus précisément certains phénomènes comme les tornades ou les ouragans. Quel dommage qu’on ne soit pas dans une région propre à cela, histoire d’avoir un aperçu grandeur nature des explications du musée ! Blague à part, c’est un chouette endroit pour ceux qui s’intéressent aux phénomènes météorologiques, aux dinosaures ou encore à la litho (l’étude des pierres. Coucou Chacha!) Vous apercevrez sans doute une photo de Tomy à côté de moi (imitant à la perfection le tyrex vous en conviendrez). Une petite précision et sans doute une des plus amusantes s’impose. Bien qu’une immense majorité des bars soit « pet-friendly » ici aux Etats-Unis, il est tout de même compliqué d’introduire un chien dans un musée de la science. « Mais comment avez-vous fait? » me demanderez-vous. Hé bien tout simplement, nous m’avons présentée comme une personne émotionnellement fragile ayant besoin de son ESA. « Mais qu’est-ce qu’un ESA? » allez-vous insister. (Vous êtes si prévisibles). Littéralement « Emotionnal Support Animal », il s’agit de la meilleure invention du monde. Pour 70$ vous pouvez créer une carte officielle au nom de votre chien/chat/toutautreanimal, carte que vous pourrez présenter dans n’importe quel lieu public qui sera tenu de vous accueillir vous et votre animal. N’ayant pas fait la carte et n’ayant pas compris tout de suite que mon ami avait présenté la chose comme ça à la dame de l’accueil je fus pour le moins… déroutée lorsque celle-ci m’indiqua toutes les issues de secours si jamais je me sentais soudainement mal ou prise de panique. Vous l’aurez compris, si vous êtes de passage à LAFAYETTE, il y aura de quoi faire !
PS : j’ai encore acheté des santiags









Mdr le sèche-linge, j’aurais aimé t’y voir.
Bisous 😘
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T’aurai ri de me voir tourner dedans pliée comme un origami !!
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